Grand Corps Malade Poète – auteur-compositeur-interprète

Fabien Marsaud est un slameur et poète auteur-interprète français.

En 2005, il acquiert une certaine notoriété et élargit son horizon de slameur à d’autres scènes.

 

Biographie –  https://www.google.fr

Fabien Marsaud est né le , au Blanc-Mesnil, dans le département de la Seine-Saint-Denis. Sa mère est bibliothécaire et son père Jacques Marsaud, haut fonctionnaire territorial, d’orientation communiste, a été, notamment, secrétaire général des communes de Noisy-le-Sec et de Saint-Denis et directeur général des services du conseil général du Val-de-Marne puis de la Communauté d’agglomération Plaine-Commune. Il vit à Noisy-le-Sec avec ses parents et sa sœur aînée jusqu’en 1981.

Son parcours scolaire est plutôt classique, et très tôt, le sport devient une passion. Il aime particulièrement le basket, discipline dans laquelle il est très doué. Selon Bally Bagayoko, son entraîneur (devenu maire-adjoint de Saint-Denis), le jeune Fabien était « un pilier de l’équipe qui adorait transmettre ses compétences ». Il passe un baccalauréat littéraire, mais le sport reste son domaine de prédilection. Il reçoit à l’âge de dix-sept ans une proposition pour intégrer le centre de formation basket-études de Toulouse, qu’il refuse, préférant rester à Saint-Denis. Durant ces années, il a fait partie de l’équipe de basket d’Aubervilliers et a joué à un niveau équivalent à Nationale en qualité d’ailier, après avoir joué à Nanterre et à Saint Denis.

Après le bac, il passe un diplôme d’études universitaires générales en Sciences et techniques des activités physiques et sportives.

Le 16 juillet 1997, lors d’une colonie de vacances qu’il anime, il fait un plongeon dans une piscine dont le niveau d’eau est trop bas. Les vertèbres déplacées, il est évacué en hélicoptère. Bien qu’on lui ait annoncé qu’il resterait probablement paralysé, il retrouve l’usage de ses jambes en 1999, après une année de rééducation. C’est en référence à ce handicap — et aussi à sa grande taille (1,96 m) — qu’il a pris le nom de scène de Grand Corps Malade (GCM) en 2003. Après l’accident, il obtient un diplôme d’études supérieures spécialisées de management sportif et travaille pendant quatre ans au Stade de France (entre 2001 et 2005), au service marketing.

 

 

Quelques uns de ses textes :

 

6ème sens

Les paroles :

La nuit est belle, l’air est chaud et les étoiles nous matent
Pendant qu’on kiffe et qu’on apprécie nos plus belles vacances
La vie est calme, il fait beau, il est 2 heures du mat’
On est quelques sourires à partager notre insouciance
C’est ce moment là , hors du temps, que la réalité a choisi
Pour montrer qu’elle décide et que si elle veut elle nous malmène
Elle a injecté dans nos joies comme une anesthésie
Souviens-toi de ces sourires, ce sera plus jamais les mêmes
Le temps s’est accéléré d’un coup et c’est tout mon futur qui bascule
Les envies, les projets, les souvenirs, dans ma tête y’a trop de pensées qui se bousculent
Le choc n’a duré qu’une seconde mais ses ondes ne laissent personne indifférent
à‚« Votre fils ne marchera plus à‚ Â», voilà ce qu’ils ont dit à mes parents
Alors j’ai découvert de l’intérieur un monde parallèle
Un monde où les gens te regardent avec gêne ou avec compassion
Un monde où être autonome devient un objectif irréel
Un monde qui existait sans que j’y fasse vraiment attention
Ce monde-là vit à son propre rythme et n’a pas les mêmes préoccupations
Les soucis ont une autre échelle et un moment banal peut être une très bonne occupation
Ce monde là respire le même air mais pas tout le temps avec la même facilité
Il porte un nom qui fait peur ou qui dérange : les handicapés

On met du temps à accepter ce mot, c’est lui qui finit par s’imposer
La langue française a choisi ce terme, moi j’ai rien d’autre à proposer
Rappelle-toi juste que c’est pas une insulte, on avance tous sur le même chemin
Et tout le monde crie bien fort qu’un handicapé est d’abord un être humain
Alors pourquoi tant d’embarras face à un mec en fauteuil roulant
Ou face à une aveugle, vas-y tu peux leur parler normalement
C’est pas contagieux pourtant avant de refaire mes premiers pas
Certains savent comme moi qu’y a des regards qu’on oublie pas
C’est peut-être un monde fait de décence, de silence, de résistance
Un équilibre fragile, un oiseau dans l’orage
Une frontière étroite entre souffrance et espérance
Ouvre un peu les yeux, c’est surtout un monde de courage
Quand la faiblesse physique devient une force mentale
Quand c’est le plus vulnérable qui sait où, quand, pourquoi et comment
Quand l’envie de sourire redevient un instinct vital
Quand on comprend que l’énergie ne se lit pas seulement dans le mouvement
Parfois la vie nous teste et met à l’épreuve notre capacité d’adaptation
Les 5 sens des handicapés sont touchés mais c’est un 6ème qui les délivre
Bien au-delà de la volonté, plus fort que tout, sans restriction
Ce 6ème sens qui apparaît, c’est simplement l’envie de vivre

 

Josette Jouet

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